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Brasserie Georges — Lyon, 1836
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La frise peinte de la Brasserie Georges — « Bonne bière et bonne chère depuis 1836 » — au-dessus du bar, entre les millésimes 1836 et 1996

Depuis 1836

L'Âme de Lyon au Cœur de l'Histoire.

Une épopée brassicole et gastronomique à travers deux siècles d'élégance française.

Le prestige architectural

Un monument à la gloire de l'Art Déco

La Brasserie Georges n'est pas qu'une table : c'est un sanctuaire du patrimoine lyonnais. Fondée par Georges Hoffherr sur les anciens marais de Perrache, elle a traversé les révolutions industrielles et les guerres en conservant ses fresques majestueuses et ses lustres colossaux — témoins d'une époque où chaque repas était une cérémonie.

« On y croise les ombres de Verlaine, des frères Lumière et de tous ceux qui ont fait Lyon. »
La grande salle Art Déco, ses fresques du plafond et ses lustres monumentaux

La traversée des siècles

  1. 1836

    La fondation

    Jean-Georges Hoffherr, né à Schiltigheim, brassait déjà à Strasbourg — au Sternenberg, puis au Vogelsang — avant de descendre le Rhône. Il ouvre la brasserie sur les anciens marais de Perrache : une salle unique de 710 m² couverte d'une seule portée, soutenue par trois immenses poutres de sapin.

    La Brasserie Georges en 1836
  2. 1840

    La diaspora alsacienne

    Hoffherr n'est pas un cas isolé : entre 1830 et 1870, plus d'un brasseur lyonnais sur cinq vient d'Alsace — près d'un sur trois après 1870. Il en devient la figure de proue, et fonde un clan où entrent les familles Umdenstock et Lutzius.

    Le plateau de fruits de mer de la Brasserie Georges
  3. 1857

    La gare de Perrache

    L'ouverture de la gare place la brasserie au carrefour des voyageurs — une position qu'elle n'a jamais quittée.

    La Brasserie Georges en 1857
  4. 1873

    La maison Umdenstock

    Après le fondateur, son gendre Mathieu Umdenstock reprend la maison et essaime les grandes brasseries lyonnaises.

    La Brasserie Georges en 1873
  5. 1924

    Le décor Art Déco

    Refonte complète dans le style Art Déco : lustres majestueux et fresques du plafond peintes par Bruno Francisque Guillermin — la Moisson, les Vendanges, l'Eau et la Bière.

    Une fresque de Bruno Francisque Guillermin (1924)
  6. 1936

    Le centenaire

    La Georges fête ses cent ans, déjà institution lyonnaise.

    La Brasserie Georges en 1936
  7. 2002

    Une nouvelle ère

    Christian Lameloise reprend la brasserie ; Jacky Gallmann en prend la direction pour plus de vingt ans.

    La Brasserie Georges en 2002
  8. 2004

    La bière revient à la maison

    Après 65 ans d'interruption, le brassage reprend sur place : 625 hl de Pils, Blonde et Brune dès la première année.

    La Brasserie Georges en 2004
  9. 2005

    La restauration des fresques

    Grande campagne de rénovation et restauration des fresques du plafond, rendues à leur éclat d'origine.

    Une fresque de Bruno Francisque Guillermin (1924)
  10. 2012

    Le record des Lumières

    3 245 couverts servis le 8 décembre, lors de la Fête des Lumières — un record qui dit l'échelle du lieu.

    L'ambiance d'un service à la Brasserie Georges
  11. 2016

    180 ans

    Cent quatre-vingts jours de célébration pour cent quatre-vingts ans d'histoire.

    La brigade de la Brasserie Georges

Les records

L'échelle du monument

1836

Année de fondation

Près de deux siècles de bonne bière et de bonne chère.

710 m²

D'une seule portée

Le plafond de la grande salle, sans pilier, classé au patrimoine vivant de Lyon.

34 m

Omelette norvégienne

3 245

Couverts en un jour

D'après l'Inventaire général du patrimoine culturel Auvergne-Rhône-Alpes

Les secrets du monument

Ce que les habitués eux-mêmes ne voient pas toujours : la Georges est un dossier d'inventaire à ciel ouvert, du fronton au comptoir.

Pas un seul pilier

La salle est couverte d'une charpente triangulée de sapin boulonnée tête à tête — des poutres de 25 mètres descendues des massifs de la Chartreuse et du Vercors par chariots à bœufs.

Gambrinus veille sur la façade

Au centre du fronton, un médaillon polychrome représente Gambrinus, roi légendaire de la bière, entre pilastres corinthiens, têtes de lion et tonneaux en acrotères.

Des marbres de cinq provenances

Les murs mêlent les marbres de Sarrancolin, le violet de Brignoles, le rose de la Mayenne, Valence et le Jura — une géographie française en revêtement.

Onze bas-reliefs des années 1920

Vendanges et récolte du houblon, enfants jouant aux tonneaux : un cycle sculpté complet, recensé pièce à pièce par l'Inventaire du patrimoine.

1836 · 1996, gravés au comptoir

Les lambris du comptoir portent la date de la fondation et celle du 160ᵉ anniversaire — qui a remplacé le « 1936 » du centenaire.

Éclairée à l'électricité dès 1879

La Georges compte parmi les tout premiers établissements lyonnais passés à la lumière électrique, aux côtés d'Antoine Lumière, le père des inventeurs du cinéma.

Petites histoires d'archives

1857

Alphonse de Lamartine, poète et habitué désargenté, laisse une ardoise de 40 francs — jamais réglée, précieusement conservée.

1876

Le peintre Johan Barthold Jongkind croque la salle à l'aquarelle… sur un menu. L'original est aujourd'hui au musée des Beaux-Arts de Lyon.

1890

Les chaises paillées cèdent la place aux banquettes de moleskine rouge — celles-là mêmes qui donnent à la salle son allure de paquebot.

« Bonne bière et bonne chère, ici tout est sincère. »

Devise historique de la Maison

La signature

Les tables des célébrités

Verlaine, les frères Lumière, Saint-Exupéry, Piaf, Jean Moulin… La mémoire de la Maison est aussi gravée dans ses banquettes. Chaque hôte illustre a sa table, numérotée.

Explorer les tables des célébrités

Dîner dans le monument

Prenez place sous les fresques de Guillermin, à quelques mètres des cuves. Bonne bière et bonne chère, comme depuis 1836.

Nous trouver

Face à la gare de Perrache, depuis 1836

30 cours de Verdun, 69002 Lyon

Gare de Lyon-Perrache · Métro A · Tram T1 & T2

Ouvert 7 jours sur 7 · 11h30 – 23h00

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L'histoire · Brasserie Georges